Et le verbe était irrégulier

Oui, au commencement était le verbe. Et dans mon cas personnel, le verbe était anglophone. Les adultes nous reprenaient s’ils nous entendaient dire ou nous voyaient écrire I done it au lieu de I did it, mais c’était pour nous obliger à bien parler, à bien écrire. Tout au long de ma scolarité, les enseignants y attachaient beaucoup d’importance. Mais je n’ai jamais entendu dire que je confondais le participe passé et le prétérit du verbe do qui était irrégulier, même si c’était une autre manière de décrire cette confusion entre done et did. Du moins, si quelqu’un me l’a dit, je ne l’ai pas retenu.

Bien sûr, j’ai fini par savoir que ces verbes irréguliers existaient, et même qu’ils racontaient une partie de l’histoire de l’anglais. Mais c’est au commencement de ma vie de professeur d’anglais au niveau secondaire – collège et lycée – que j’ai appris l’importance insoupçonnée des verbes irréguliers. Bien plus que de simples verbes, ces verbes-là constituaient une véritable Pierre de Rosette à contempler, à toucher, à mémoriser et à restituer.

La liste toute prête

Pourquoi est-ce que la révélation de l’importance des verbes irréguliers aux yeux de la communauté éducative a eu lieu surtout lorsque je suis devenu professeur d’anglais titulature dans l’enseignement secondaire ? Parce que, à la différence du monde de la formation continue et l’enseignement supérieur que je venais de quitter, il y avait un programme et un manuel pour chaque niveau de classe. Et dans chaque manuel, j’ai trouvé une liste toute prête de verbes irréguliers, plus ou moins longue, généralement par ordre alphabétique en 4 colonnes.

Base verbale > Prétérit > Participe Passé > Traduction française

Il n’y avait pas forcément d’exercices liés à cette liste, mais tout le monde était d’accord pour dire qu’il fallait connaître la liste par cœur, car comment maîtriser l’anglais sans la connaitre? Ainsi, la vérification de ces verbes avait lieu régulièrement sous forme de tableau lacunaire à compléter en temps limité.

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Il y avait toujours certains élèves qui ne connaissaient pas encore leurs verbes irréguliers, mais tous les élèves redoutaient des contrôles de verbes car l’erreur était difficile à éviter. Tous, enseignants comme élèves, semblaient viser la perfection dans la restitution d’un grand nombre de verbes irréguliers en temps limité, sans qu’on comprenne vraiment l’origine de cette épreuve. Était-ce pour travailler une difficulté de conjugaison formelle dans une langue qui en présentait très peu?

Devenir contrôleur de verbes

Malgré ces réticences, à mon tour, je me suis mis à faire des contrôles de verbes irréguliers. C’était attendu, de toute façon. J’ai crée différents tableaux à faire compléter par les élèves afin de reproduire quelque chose qui ressemblait à ce qu’il y avait dans le livre. En cours au collège, deux fois par an, mes classes faisaient une série de trois contrôles de verbes irréguliers sur trois semaines et on gardait les deux meilleures notes pour la moyenne trimestrielle de chaque élève. Ce type d’évaluation était facile à corriger pour le professeur, et les élèves le prenaient comme un défi, comme battre son propre chrono aux 100 mètres. C’était également bien vu par les parents car ils prenaient le résultat comme une mesure de la capacité à apprendre de leur enfant. A apprendre l’anglais ? A apprendre tout court.

De toute évidence, cette activité pédagogique n’avait nul besoin de justification. Mais à quoi cela servait? Quel en était ce sens? Je m’interrogeais souvent à ce sujet. Après tout, j’étais professeur d’anglais et non pas professeur de verbes irréguliers. Ils ne constituaient qu’un élément dans un paysage pédagogique constitué de beaucoup d’autres choses, mais les verbes irréguliers ne laissaient personne indifférent.

Dans un premier temps, j’ai pris ces contrôles de verbes comme un baromètre de la capacité à mémoriser. Je constatais, sans surprise, que si certains réussissaient facilement, d’autres y arrivaient grâce aux efforts, mais il restait toujours un groupe en échec ou aux résultats très variables. Est-ce que j’avais besoin des verbes irréguliers pour voir cela? Non, mais ce contenu pouvait servir de révélateur. Que faire de l’information générée par cette évaluation?

Partageons nos façons d’apprendre

Concernant les résultats sur les contrôles de verbes irréguliers, il fallait peut-être tenter de comprendre la manière d’apprendre des élèves. Sans en être forcément conscient, j’allais mettre en pratique le principe du ralentissement choisi par l’enseignant que j’avais découvert quelques années auparavant. Après avoir rendu les copies corrigées du deuxième contrôle dans la série de trois, il était évident que certains élèves étaient satisfaits de leurs notes et d’autres pas. Il s’agissait d’élèves de 13-14 ans en classe de 4ème. Au lieu de revenir rapidement sur les erreurs comme d’habitude, j’ai invité les élèves qui étaient contents de leurs résultats de parler de leur méthode afin de partager leurs astuces avec les autres. Il suffisait de lever la main pour parler ou pour réagir à ce qui serait dit.

Élève 1 : Je me répète tout à voix haute, livre ouvert.

Réaction dans la classe : Moi, ça me donnerait mal à la tête!

Élève 2 : Je recopie tous les verbes au moins deux fois pour réviser, puis je les colle dans ma chambre et dans la salle de bain afin de les voir et revoir.

Réaction : C’est trop fatiguant. T’es fou de tout recopier. J’aurais trop mal à la main.

Élève 3 : J’ai de bonnes notes parce que mes parents, qui ne parlent pas anglais – je vous jure, Monsieur – connaissent tous les deux les verbes irréguliers et m’interrogent à table : ma mère, c’est le soir, et mon père, le matin.

Réaction d’une camarade : Mes parents ne connaissent pas les verbes irréguliers, et mon petit frère est trop petit pour m’interroger.

Tout le monde a ri, puis un ange est passé. Le silence était rare dans cette classe. Ils semblaient interpelés tout de même. Finalement, un élève en progrès, et content de sa note, prenait la parole.

Élève 4 : J’apprends ça à ma façon, le soir, juste avant de me coucher. Je prends un verre de lait, et je monte dans ma chambre. J’allume la lampe et je m’assois au milieu de mon lit. J’ouvre le livre et je lis la liste des verbes à voix basse en buvant le lait.

Réaction : Je ne pourrais jamais faire ça, Monsieur... Je n’aime pas le lait!

Conclusion à cet échange méta-cognitive1 : Donc, si je résume, pour bien apprendre, il y a plusieurs façons – nous avons déjà parlé de styles d’apprentissage – et c’est à vous de trouver la manière qui vous correspond le mieux … et la boisson pour vous accompagner!

Ce ralentissement des choses a permis de faire un coup de projecteur qui a éclairé plusieurs élèves, et ils ont enfin trouvé la réussite lors du dernier contrôle dans la série. Ils avaient de la chance de se trouvaient dans d’une classe au niveau hétérogène, mais une classe active, et capable de collaborer, malgré les différences. Toutes les classes ne trouvent pas aussi facilement l’harmonie. Dans une autre classe du même collège à la même époque, l’apprentissage des verbes irréguliers s’est déroulé tout autrement.

Travailler avec les dissonances scolaires

L’autre classe posait de grandes difficultés en termes de comportement et de concentration. Il s’agissait d’élèves de 14-15 ans en classe de 3ème qui cumulaient les défis d’apprentissages dans plusieurs disciplines. L’implication de ces élèves en cours étaient très imprévisible. L’effectif réduit à 16 élèves dans cette classe devait réduire les problèmes à gérer, mais parfois le petit nombre agissait avec un effet de loupe qui rendait les dissonances scolaires encore plus audibles. Il y avait une équipe d’enseignants très soudée mais, à titre individuel, on sentait bien que chaque professeur naviguait à vue. Au début de l’année, c’est la classe qui m’a poussé à regarder ma montre le plus souvent, tellement je souhaitais que les cours se terminent.

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Nous avons fini par trouver des façons de travailler ensemble pour produire du sens. C’était une classe capable de collaborer du moment où l’enseignant arrivait à s’adapter à leur perception du temps – parfois dans la vitesse des phases courtes, parfois dans le ralentissement des temps longs. Par exemple, les élèves ont réalisé une exposition sur New York qu’ils ont présentée comme des médiateurs culturels aux professeurs de leurs autres disciplines pendant la pause déjeuner. Nous avons également scénarisé et tourné un court métrage dans les couloirs et les locaux du collège pendant que les autres faisaient cours dans leurs classes, puis organisé une projection et débat en présence du professeur de français. Ici, il s’agit de vous dire en quelques mots comment nous avons désigné le Champion du Monde des Verbes Irréguliers Perpétuel.

A deux, c’est mieux

Tout professeur le sait, une évaluation est un moment où la classe est cadrée. La tâche est définie, à réaliser en temps limité. La série des trois contrôles des verbes irréguliers, évoquée plus haut, n’était pas adaptée à cette classe : non seulement il y avait des colères de la part de certains élèves devant la frustration de ne pas arriver à faire le travail demandé, mais une mauvaise note les décourageait, et les échanges de méthodes amenaient à des moqueries, ou parfois des menaces, tellement les relations entre élèves pouvaient être tendues.

Un jour, désespéré par la déstructuration d’un cours – problèmes d’attention et et de la dispersion chez les élèves, impatience et entêtement de ma part – ces petits verbes m’ont sauvé la vie. Il restait un quart d’heure à faire et, sans avoir trop réfléchi, j’ai changé de cap. Tout le monde avait besoin d’autre chose. J’ai placé les élèves par deux, face à face, avec les livres ouverts à la page des verbes irréguliers. Cela un pris un peu de temps, mais ce ralentissement choisi m’a permis de trouver une première consigne.

La consigne : Étudiez les verbes en silence pendant quelques minutes. A mon signal, à tour de rôle, dans chaque binôme, un élève ferme son livre et l’autre l’interroge sur un verbe en lui donnant à l’oral la base verbale en français. L’autre élève doit donner les trois autres éléments pour le verbe de mémoire, sans se tromper. Notez le nombre de réponses justes. En cas d’erreur, vous corrigez en donnant la bonne réponse, puis vous changez de rôle. Au bout de 5 minutes, chaque binôme fait l’addition du nombre de verbes réussis par les deux élèves.

Les scores étaient variables. Certains élèves ne voulaient pas donner leur score, d’autres semblaient avoir falsifié les résultats. Cependant, chaque binôme avait travaillé de manière autonome et tout le monde était concentré.

La consigne 2 : Recommencez avec 2 minutes d’étude puis, à mon signal, passez à l’interrogation pour essayer de battre votre score à deux.

Cette fois-ci, l’implication était meilleure. Les scores aussi. Nous nous quittions, à la demande des élèves, sur l’idée de reprendre cette activité au prochain cours. Mais, compte tenu de l’âge des élèves, il fallait imaginer également passer à un autre niveau de difficulté.

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Passons à la joute verbale

Le prochain cours à commencé par un premier tour classique à deux. C’était un succès général. A l’écoute du travail des binômes, et au vu des scores réalisés, les élèves semblaient connaitre plutôt bien leurs verbes. En revanche, la prononciation manquait de précision et faisait partie de choses à améliorer. Quels verbes posaient des problèmes de prononciation? Nous reprenions la liste pour noter les éléments difficiles.

La consigne : Restez avec votre partenaire et formez un groupe de 4 autour d’une table avec un autre binôme. Avec votre partenaire d’origine, décidez qui va être le candidat et qui va être le coach pour préparer une joute verbale2 contre l’autre binôme. C’est au coach de préparer son candidat parce que, cette fois, on va exiger une connaissance des formes avec une prononciation parfaite. Après une période d’échauffement, à mon signal, les joutes vont commencer. Les coaches notent le nombre de verbes réussis. Vous décidez qui est le gagnant dans votre groupe, ensuite vous ferez l’addition des deux scores pour donner le résultat pour votre équipe à la classe.

L’esprit de compétition apportait un élément nouveau dans cette configuration. Lors de la mise en commun des scores, les élèves optaient pour un retour en deux temps : l’addition des scores des deux candidats, puis le détail des scores individuels. Cette initiative de leur part était une manière habile de dire qui a gagné, tout en restant solidaires entre binômes.

Par la suite, les équipes ont tourné pour se défier mutuellement entre binômes, les coaches et les candidats ont changé de rôle, et tous ont souhaité s’affronter. La reprise de cette activité au prochain cours ne faisait l’objet d’aucun débat mais, encore une fois, il fallait trouver un élément nouveau pour augmenter la difficulté et l’exigence.

Devenir champion du monde

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En introduction du prochain cours, j’ai annoncé la tenue du Championnat du Monde des Verbes Irréguliers. Cela n’existait pas? A nous de le créer. Nous allions établir un premier record du monde qui sera à battre par la suite, si quelqu’un se sentait capable de le faire. La classe a établi la liste des exigences pour devenir Champion du Monde des Verbes Irréguliers:

  • Être capable de dire les 4 éléments pour un verbe demandé par un arbitre.
  • Être capable de les dire dans l’ordre, sans se tromper et avec une prononciation correcte.
  • A chaque verbe la classe donnera son avis sur la performance du candidat pour valider le verbe.
  • Le candidat continue jusqu’à l’erreur, on additionne le nombre de verbes réussis et, s’il est supérieur au record précédent, le candidat est déclaré Champion du Monde des Verbes Irréguliers.

Travaillant dans 4 groupes avec le rôle d’arbitre partagé, chacun a établi son record personnel pour s’échauffer. Ensuite, nous avons demandé aux volontaires de se déclarer candidat pour tenter le record du monde – ceci devant se faire devant toute la classe pour être validé. Le Championnat du Monde des Verbes Irréguliers a duré pendant quelques séances comme activité finale du cours, avec plusieurs records établis puis battus par différents élèves qui devenaient, pour un temps, des Champions du Monde. Pourquoi nous nous sommes arrêtés? Parce qu’un élève du groupe a établi des records qu’il était seul à pouvoir battre. Il connaissait tous les verbes dans la liste du manuel, qu’il prononçait de manière impeccable.

Que dire de cet élève? C’était habituellement quelqu’un de taciturne et de réservé. Il ne s’est pas proposé comme candidat au début, laissant d’autres tenter leur chance. Puis, progressivement, nous nous sommes rendus compte qu’il faisait l’arbitre de manière très fiable et qu’il était capable d’une grande concentration. Lorsqu’il s’est mis à tenter le record, poussé par ses camarades, un champion est né.

Les autres élèves voulaient connaître son secret, et la discussion nous a permis de ralentir. L’analyse méta-cognitive a même poussé la porte. Comment faisait-il pour retenir tous ces verbes? Il n’arrivait pas à l’expliquer. Il haussait les épaules et ne disait rien. Ce mystère magnifiait son exploit. Les autres étaient impressionnés. Il est fort, Monsieur. Dans cette classe, c’était le compliment suprême. L’élève en question fut déclaré Champion du Monde des Verbes Irréguliers Perpétuel.

Après le départ des autres élèves, le champion m’a simplement confié : J’ai senti que je pouvais le faire. J’aime apprendre les choses, les mémoriser. Ça me plait. Que faisait-il dans une classe conçue pour les élèves en difficulté scolaire? Je n’ai pas beaucoup travaillé depuis le primaire, je n’étais pas motivé. Je n’ai rien fait. Mais j’ai changé cette année. Tout est différent. Mes collègues des autres disciplines m’ont confirmé cette éclosion d’un élève prometteur, désormais Champion Perpétuel.

Par la suite, et à la demande des élèves, nous avons fait un contrôle classique des verbes irréguliers en fin de séquence. J’ai testé l’authenticité de cette demande en exprimant mon étonnement. Un contrôle ? Vous en êtes sûrs ? Avec beaucoup de cérémonie, le délégué de la classe s’est levé : Monsieur, je peux parler au nom de toute classe. Les verbes, maintenant, on les connaît tous. On a envie de faire le contrôle. Un assentiment général confirme cette déclaration. C’était du sérieux.

Souvenir d’un temps lointain

Les deux exemples cités dans cet articles se situent à la fin des années 1990, au commencement de mes années dans l’enseignement secondaire, ce qui semble être un temps lointain. La part des verbes irréguliers dans l’apprentissage de l’anglais a changé de nos jours. Ils sont mieux intégrés de manière cyclique dans les supports utilisés au collège, et sont omniprésents en ligne entre vidéos et sites qui proposent des astuces. Les contrôles de verbes irréguliers n’ont pas disparu, mais les élèves et leurs professeurs ont désormais accès libre à des vidéos qui donnent des conseils de bon sens ou des documents qui proposent un classement des verbes non pas par ordre alphabétique mais par groupe, en fonction de leurs ressemblances, bien plus facile à retenir.

Ces dernières années, la diversité des activités pédagogiques sur les formes ont permis d’imaginer un dernier remix pour le maniement des verbes irréguliers. Cette fois-ci, nous les rassemblons en fonction de leur sens. Pourquoi tenir compte de leur sens? Si les verbes irréguliers témoignent de l’histoire de l’anglais et son héritage germanique par le Vieil anglais, ils sont également les traces de la société qui les a produits entre le 5eme et le 12eme siècles. Ces verbes raconte une histoire, le souvenir d’un temps lointain. A nous de la mettre à jour.

Récemment, une classe de Seconde au lycée a remixé les verbes irréguliers par thème pour donner le reflet d’une société où le combat et la domination étaient au cœur de la vie quotidienne tout comme le mouvement, la parole, le travail, largent et le commerce. Le résultat est le tableau montré sur la photo.

Ensuite, travaillant à deux, un élève face au tableau, l’autre le dos tourné, ils ont procédé à une interrogation orale sur des formes à partir des bases verbales classées par thématique. Par la suite, les rôles sont inversés, ou ils ont changé de partenaire. Être capable d’articuler des formes à partir d’un tel reclassement des verbes a permis d’assurer les élèves de leur capacité à tout manier, indépendamment de l’ordre alphabétique et les ressemblances formelles; c’est à dire, comme dans la vraie vie, par contextualisation thématique et sociale. Ce niveau de difficulté supplémentaire semble bien fonctionner pour le moment. Il y en a certainement d’autres à trouver.

Pour aller plus loin

Si l’envie d’en savoir plus sur les verbes irréguliers en anglais vous prend, voici deux liens.

Notes

  1. C’est un collègue formateur à qui j’ai raconté cette expérience en salle des professeurs qui m’a appris ce concept. Voici une définition des Cahiers Pédagogiques : La métacognition est la représentation que l’élève a des connaissances qu’il possède et de la façon dont il peut les construire et les utiliser. ↩︎
  2. En général, une joute verbale est une confrontation argumentée entre deux adversaires. Je garde la notion de confrontation, mais la joute devient verbale grâce aux verbes irréguliers. ↩︎

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